FRANCE

Le petit monde rock a surtout remarqué le premier disque de Charline Rose pour son adaptation de The River de PJ Harvey, auquel elle donne une jubilation poétique très française (elle est belge, en fait) tout en lui conservant la dureté foncière d'un trouble très contemporain. Les amoureux de la chanson remarquent chez elle une fragilité, une pente songeuse, une douceur qui se mêlent à une sorte de gouaille vaguement Jeanne Moreau, à un franc-parler qui évoque Valérie Lagrange, à une distance qui laisse parfois rêver d'une sorte de Marlene Dietrich actuelle (notamment dansune chanson très curieuse et intime, Laissez-moi descendre). Dans un sfumato proche des splendeurs crépusculaires de Mojave 3 ou Giant Sand, une voix française singulière. A suivre.

Le Figaro - 6 janvier 2005

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Les paroles de Charline Rose sont signées Jacques Duvail, le seul authentique fils spirituel de Gainsbourg; ce dernier a écrit pour des garçons (Alain Chamfort en particulier) et beaucoup pour des filles (Lio, Marie-France). Aujourd'hui c'est donc au tour de Charline, qui est aussi comédienne: sur son album éponyme, on trouve une chanson qu'Étienne Daho lui a empruntée en passant ("Le Jour et la nuit") et des ballades douces-amères mises en valeur par sa voix grave, au bord du souffle. "J'étais plus heureuse quand j'étais malheureuse", lui fait dire Duvall, délicieusement pervers, qui a aussi adapté pour elle le fameux "Is That All There Is?" de Leiber & Stoller ("Je veux descendre") et "The River" de PJ. Harvey.

Universal Music - L'édito de monsieur Français - 2004

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Belle surprise que cet album de chansons à textes signé chez amc. Charline Rose est née à Bruxelles il y a trente-neuf ans. Après une formation de comédienne, elle part quelque temps aux Etats-Unis où elle joue dans quelques films (Rocky V, The Doors et Cry Baby). De retour en Belgique, elle présente Fast Forward, l'émission rock de Canal Plus. Par le plus grand des hasards, elle rencontre le parolier Jacques Duvall à un concert de Miossec, puis Fred Momont. À trois, ils élaborent cet album sensuel et frais, entièrement réalisé dans la salle de bains, le garage et le jardin de Fred à Lille. On s'en souvient, Beck a commencé comme ça...

A.J. - Modzik - 2004

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Une voix qui vous émeut, en vous glissant à l'oreille des phrases du genre "j'ai peur de tomber amoureuse de toi. Je n'veux pas tomber aussi bas que ça", mérite que l'on s'y attarde. Ça tombe bien. Avec Charline Rose, née à Bruxelles il y a trente-neuf ans, comédienne puis animatrice rock, il faut prendre son temps. Le temps d'adopter son timbre de voix grave, délicatement nonchalant, porté par des arrangements épurés de guitare et piano. Le temps aussi de se laisser envahir parl'écriture de Jacques Duvall, auteur de reference qui a notamment travaillé pour Alain Chamfort et Lio. Ce premier album est à découvrir avec lenteur, donc, et en boucle, comme un "bonheur" qui, nous confie Charline, "ne fait pas le bonheur". On la croit volontiers sur parole(s).

E.V. - L'étudiant - décembre 2004

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Non, Charline Rose n’est pas la grande sœur de la teenage-idol californienne Katy, qu’une maison de disques aurait opportunément lancé sur le marché pour surfer sur le « succès » de sa cadette. Simplement une charmante bruxelloise à la voix feutrée, fan de PJ Harvey (elle adapte The Letter, qui sous sa plume devient Les Amants), qui livre ici un premier album assez séduisant.Entourée de Jacques Duvall (collaborateur de Chamfort, Birkin ou Lio (Banana Split)) et Fred Momont, qui signent la plupart des paroles et musiques, l’ex-comédienne reconvertie chanteuse (Calexico et Giant Sand ont déjà fait appel à ses services) évolue dans un registre mélancolique, qui devrait séduire les amateurs de Carla Bruni, Jeanne Balibar ou Enzo Enzo.

Outre la reprise de la diva du Dorset précédemment évoquée, on retrouve ici Le jour et la nuit, chanson incluse sur l’album Réévolution d’Etienne Daho, et une adaptation de Is That All There Is (de Peggy Lee), transformée en Laissez-moi descendre, qui permet à l’interprète de démontrer, la clope au bec, tous ses talents de comédienne.

Accompagnée sur deux titres par Sacha Toorop à la batterie (ancien collaborateur de Dominique a ou Françoiz Breut, et leader du génial groupe Zop Hopop), dans un album où Fred Momont s’accapare peu ou prou tous les instruments, mademoiselle Rose devrait donc logiquement se faire très vite un prénom… On le lui souhaite.

foutraque.com -nov 2004

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Charline Rose a un parcours extraordinaire. À la base comédienne, elle part aux USA et tourne dans Rocky 5, The Doors et l'excellent Cry Baby de John Waters. Puis retour dans sa Belgique natale où elle présente une émission télé. Et la voici avec un premier album très mélancolique qu'elle a réalisé avec Jacques Duvall (il a écrit pour Alain Chamfort et Lio) et Fred Momont. Et si elle a fait la première partie de Jeanne Balibar, ça n'est pas pour rien tant les deux artistes s'assemblent par la voix et leurs univers.

Pil' n°287 - 24 novembre 2004

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Gage évident de qualité a priori, et confirmé en l'occurrence, c'est le belge Jacques Duvall, un des paroliers les plus inspirés depuis 20 ans (cf. ses bijoux pour Lio ou Alain Chamfort), qui signe les textes du premier album de sa compatriote. Quasi quadra, sa voix ressemble à celle de Jeanne Balibar ou de la belle Arielle: envoûtante et suave. Malheureusement, les compositions du Lillois Fred Mornont ne sont pas tout à fait à la hauteur des textes, qui annoncent franchement la couleur: rose... pas vraiment, plutôt une palette mélancolique et sombre, à l'image de "J'étais plus heureuse quand j'étais Malheureuse", tube potentiel. Enfin, une pochette Soignée et surtout une perle finiront de convaincre les indécis: l'adaptation drôlissime par Duvall du fameux "Is that all there Is " du duo mythique Leiber and Stoller! Ce disque est une authentique quête d'absolu.

Jacques Kashi - Longueur d'Ondes - 24 novembre 2004

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Charline Rose, album éponyme (AMC). "Quand on se touche / C'est par maladresse / On se sourit / Mais par faiblesse / Mon amour / Quittons-nous / Quittons-nous par amour" (Paramour); "Voulez-vous parfois mourir / Quand vous vous retrouvez seule ? / Quand les fantômes du souvenir / Viennent rôder sur votre seuil" (Une douleur sans égale); « Mais le bonheur / ne fait pas le bonheur" (J'étais plus heureuse quand j'étais malheureuse)... Etrange de découvrir que c'est Jacques Duvalll, l'auteur du Banana split de Lio, qui a écrit ces textes mélancoliques et tendres pour Charline Rose. L'artiste belge, qui a joué dans The Doors ou Cry Baby, livre un premier album troublant. De sa voix douce, légèrement voilée, elle égrène avec une belle gravité des ballades tristes et sensuelles où les blessures aifleurent sans cesse.

C.F. - Le Figaro Étudiant - 10 novembre 2004

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Au début est le verbe. Simple. Réaliste avec cette petite touche beaudelairienne. L'auteur de ces petits bijoux ? Jacques Duvall. C'était ma fleur. C'était ma couleur. Rose" Comment dès lors imaginer une voix et des notes sur la partition de l'âme? Sensuelle, profonde et nuancée, Charline Rose réussit le challenge d'être la voix qui colle comme une évidence aux textes. Pour cette jeune chanteuse bruxelloise, c'est le premier opus et il est fort. Très fort. À la fois confidentiel et d'une pertinence impertinente, cet album éponyme donne à entendre chaque titre comme l'on regarderait avec délectation un film des années 50. "Par amour, quittons-nous" ou bien encore "Tu as séché mes pleurs et apaisé mes peurs, mais le bonheur ne fait pas le bonheur..." C'est bien simple, moi je tombe à la renverse et le vertige est enivrant. Sans parler de la musique de Fred Momont! Quant au seul texte écrit par Charline Rose, Les amants (adaptation de The River de PJ Harvey). il est d'une beauté ineffable!

Antoine Groult, Annie Jeanne La Presse de la Manche - 7 novembre 2004

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Elle n'a pas le petit plus indéfinissable qui a fait tout le charme des premiers disques de Carla Bruni ou de Jeanne Balibar, mais elle est de leur famille. Avec sa voix voilée de mystère et son interprétation convaincante, Charline Rose signe un joli premier album mélancolique. Parole simples, douces mélodies et une finesse certaine dans les arrangements : l'ex-animatrice belge de Canal+ a trouvé sa voi(x)e.

Le Nouvel Observateur - 4 au 11 novembre 2004

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L'histoire est trop belle. Il était une fois, dans les années 90, Patricia Davia, qui n'est pas encore Charline Hose. A l'époque, la jeune Bruxelloise réalise des reportages sur la musique et, lors d'un concert de Giant Sand, quand Howe Gelb demande au public de choisir la prochaine chanson, il y a comme un flottement dans la salle. Tout au fond dans le noir, avec une spontanéité magique, la jeune femme crie de sa voix suave et grave Crakling Water, Howe lui retourne le défi et l'invite à venir la chanter à ses côtés.

La voilà sur scène pour la première fois en tant que chanteuse (car Charline avait déjà fait de la figuration aux USA). Sa prestation est fort appréciée. Giant Sand l'embauche sur une tournée. Puis elle fera la connaissance de Calexico, qui lui propose aussi des feeturings. Plus tard encore, la rencontre avec Jacques Duvall est déterminante. Le célèbre parolier bruxellois (Lio, Daho ou Chamfort) "veut" Charline pour interpréter ses derniers textes. La "fraîcheur" de cette voix le touche. L'auteur, avec sa "forte sensibilité féminine", a écrit ces lyrics comme autant de saynètes sur l'éternel masculin/féminin. Ces rondes nocturnes qui en disent long sur la désillusion amoureuse, Charline se les réapproprie complètement, elle les joue dans son théâtre intime, leur insuffle une émotion mutine et provocante à la fois. Un répertoire, tout en français, singulier, lorgne souvent vers le cabaret ou le cinéma (Marianne Renoir, référence à Godard). Côté musique, c'est le Lillois Fred Momont, qui signe les compositions indie pop. A noter, Les Amants, une adaptation de la chanson The River que PJ Harvey a prêtée. "Poli est devenue une amie", sourit Charline, " depuis qu'un soir de concert, J'ai pu la soulager de sa bronchite grâce à la pratique du raiku."

Tiens, c'est drôle, en France ce mois-ci, ce premier album sort en même temps que le nouveau Giant Sand. "II n'y a pas de hasard dans la vie", vous dirait Charline.

P.B. - bopenmag - novembre 2004

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Tout d'abord une voix, sensuelle et chaleureuse, rauque et rock. Et puis des textes, écrits par Jacques Duvalll (le parolier d'Alain Chamfort et Lio entre autres). Enfin, une musique (Fred Momont), qui fait la part belle aux guitares atmosphériques. Le tout forme Charline Rose, une femme qui parle des femmes déçues, ayant noyées l'idée du prince charmant dans le chaudron de la musique rock. Nouvelle venue dans la chanson, cette Belge de 39 ans s'était d'abord fait connaître dans son pays, en animant une émission de rock sur la version locale de Canal Plus. Comédienne de formation (elle a notamment joué des petits rôles dans plusieurs films américain), son goût pour la musique anglo saxonne s'est aussi affirmé en accompagnant en tournée des groupes tels que Calexico ou Giant Sand. On retrouve sur scène cet esprit rock matinée de tentation quelque peu gothique (Charline reprend ainsi en rappel la chanson Protège-moi / Protect Me du groupe Placebo). Un curieux mélange en fait, entre les textes français, une musique british (deux des guitaristes sur scène le sont d'ailleurs) et la posture noire et romantique de la chanteuse. Son premier concert, donné à la Maroquinerie à Paris, en petit comité, à l'occasion de la sortie de son premier opus avait ainsi quelques accents surréalistes. La jolie reprise de The River de Polly Jean Harvey, prouve aussi peut-être que Charline Rose en aimerait être le pendant francophone. On en est encore loin mais la nouvelle est toujours bonne à prendre, tellement le rock français dans son ensemble n'est pas près, hélas, de rivaliser en audace et en invention les formes toujours aussi petulantes du rock anglo-saxon

A. S. - Le journal des spectacles - novembre 2004

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Nouvelle venue sur la scène française, la Bruxelloise Charline Rose a pour elle plusieurs atouts: un joli brin de voix, des arrangements soignés et la complicité de Jacques Duvalll à l'écriture des textes. Avec un premier CD et un concert parisien le 28 octobre à la Maroquinerie, l'artiste, comédienne de formation, se lance et prend quelques risques. Malgré les qualités d'écriture de son disque, saura-t-elle éviter d'être l'une de ces multiples découvertes "jetables" de la production discographique? Les thématiques des chansons de l'album (l'amour et sa perte) ne sont-elles pas un brin trop uniformes pour passer la barrière de la scène? Espérons-le pour cette novice qui reprend avec une certaine audace The River de PJ Harvey et se frotte au tube Is That All There Is?, immortalisé par Peggy Lee.

D.B. - La Nouvelle Vie Ouvrière - novembre 2004

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Cette chanteuse belge a été comédienne au Etats-Unis avant de revenir â sa passion la musique. Sur son premier album. elle reprend notamment, en français, "The River" de PJ Harvey et "Is That All There Is?" de Peggy Lee. Entre jazz et chanson, une atmosphére crépusculaire et langoureuse se dégage de ce disque envoûtant.

Télérama.fr - novembre 2004

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Charline Rose Sur son premier album, cette chanteuse belge adapte en français The River de PJ Harvey et Is That All There is? de Peggy Lee. Entre jazz, rock et chanson, une atmosphère nocturne et langoureuse se dégage de ce disque attachant.

20 Minutes - 28 octobre 2004

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L'univers de Charline Rose est à part. Quelque part entre le cinéma en noir et blanc et ces petites salles intimistes où le temps semble s'être arrêté. Comme un souffle léger, une confession; la voix de Charline nous invite dans un murmure à pénétrer cet univers de spleen nocturne, où le temps et les émotions semblent figés. Signé Jacques Duvalll et Fred Momont, ce premier album, s'écoute comme il a été enregistré: à la maison. Pour les amateurs -nostalgiques- d'une chanson française pleine de sensibilité.

Paris Paname - 27 octobre 2004

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Même sans la connaître intimement, on devine sans mal que Charline Rose n'est pas une femme comme les autres. Cette ancienne comédienne (vue dans Rocky V ou encore Cry Baby) a inspiré à Jacques Duvail, le parolier d'Alain Chamfort, des textes où la noirceur côtoie une certaine légèreté, subtile adéquation où le malheur prête autant au rire qu'aux larmes. Son premier album a été enregistré à la maison, avec des musiques de Fred Momont. Sur scène, elle a également accompagné Giant Sand ou Calexico à la voix, qu'elle a grave et suave. On peut déjà, quoi qu'elle en dise, lui prédire des lendemains qui chantent.

J.G. - Zurban - 27 octobre 2004

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Jacques Duvalll a écrit pour des garçons et beaucoup pour des filles. Quand elles n'étaient pas les deux à la fois. Après Alain Chamfort, Lio et Marie-France, c'est autour de Charline Rose, comédienne au nom d'héroïne d'après-guerre, de porter les mots de l'auteur qui aura toujours manqué à Dutronc au jeu de piques acides. Là, pourtant, c'est un nouveau Duvalll qui se révèle. A première vue, pas de double sens ni de chausse-frappes dans ces onze chansons composées avec Fred Momont: l'écriture est au plus simple, au plus serré. En les découvrant, Daho en a glissé une dans son dernier album (le Jour et la nuit). Peut-être parce que Charline Rose a dépassé l'âge des lolitas, Jacques Duvail écrit-il différemment. A 39 ans, elle ne chantera pas Banana split mais des ballades douces-amères de femmes qui ont un passé. Ça ressort dans les graves d'une voix suave kurtweillienne retraçant sous les guitares slide un road movie en Lincoln Continental. Des histoires de fuite, de meurtre comme dans un polar de James Hadley Chase, de fleurs devenues à force vénéneuses. "J'étais plus heureuse quand j'étais malheureuse", lâche-t-elle à la fin.

Ludovic Perrin - Libération - 22 octobre 2004

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"Voulez-vous parfois mourir, quand vous vous retrouvez seule? Quand les fantômes du souvenir viennent rôder sur votre seuil, pouvez-vous devenir aussi pâle qu'un linceul?" Charline Rose plonge avec un calme olympien dans les douleurs de l'âme. Le passé maudit, les amours torturées, le malheur qui nous réconforte... "Je contemple ma blessure, disons-le, non sans délice..." Actrice aux Etats-Unis, animatrice télé d'une émission rock en Belgique (son pays natal), Charline Rose a rencontré Jacques Duvalll, le parolier d'Alain Chamfort notamment, puis Fred Momont, musicien lillois. A trois, ils ont concocté un très bel album, d'où ressort aussi un timbre de voix enveloppant, mi-susurré mi-chanté, qui alimente un climat agréablement pernicieux et désabusé. On y trouve aussi une adaptation en français d'un titre de P.J. Harvey, The River. Etienne Daho a craqué il s'est réapproprié, dans son dernier album, une chanson écrite à l'origine pour Charline Rose, Le Jour et la nuit.

Le Monde - 22 octobre 2004

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A 39 ans, Charline Rose est une belle femme, piquante, un air rock'n roll indéniable et une voix d'une chaleur sensuelle qui séduit d'emblée. On la voit là-bas, assise. seule à une table, perdue dans ses pensées, fumant négligemment une cigarette, sirotant un verre d'alcool fort. Charline est belge, et c'est son premier album. Auparavant, elle a été comédienne aux States ("Rocky 5", "The Doors"...), puis présentatrice une émission rock sur le Canal+ belge. A des amis comme PJ Harvey ou Placebo, joue avec Giant Sand ou Calexico, et c'est au sortir d'un concert de Miossec (disque d'or cette année pour "1964") qu'elle rencontre le parolier dilettante Jacques Duvail (Daho, Lio, Chamfort...) et le musicien Fred Momont. De là s'ensuit une collaboration, où Charllne prête sa voix suave aux textes de Duvalll sortes de petits cataclysmes d'amour et de dérision. Le résultat, un album de pop-rock enregistré dntre une salle de bains et un salon, qui n'est pas sans rappeler Carla Bruni ou Julie Delpy. Avec un côté rock des sixties genre "Johnny fais-moi mal" de Boris Vian ou le Gainsbarrien "Harley Davidson". Balades ou chansons rock, le résultat est une galette ciselée de chagrins d'amour traités de manière ironique ("J'étais plus heureuse quand j'étais malheureuse"), conclue par un texte où Charline est toujours à sa table où cette fois l'on s'est invité. La belle, tire sur sa clope, susurre ses souvenirs: la voiture neuve de papa, le premier concert de rock, le premier mec, les coup de cafard: "Ben merde, dit-elle pour finir, c'est juste ça la vie? Laissez-moi descendre..." Et dans cette soirée qui se termine, vous regardez cette Rose, beauté un brin distante, vous l'écoutez bien sagement. Spleen tendre et mesuré, les derniers accords de piano disparaissent lentement pendant qu'on range la salle, débarrasse les tables et passe le balai. Demain, même heure, Charline Rose sera là, assise à la même table...

M. L'O. - Centre Presse - 17 octobre 2004

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Madame Rose fut un temps comédienne dans "Rocky V", "The Doors" d'Oliver Stone et "Cry Baby" de John Waters avant de présenter "Fast Forward", l'émission rock de Canal Plus. Madame Rose se transforme en chanteuse occasionnelle pour ses amis que sont les groupes Calexico et Giant Sand et transforme ses rencontres - PJ Harvey, Jacques Duvalll et Fred Momont- en chansons. Entendez par là que cette Bruxelloise de 39 ans a adopté "The River" de la première et "craqué" sur les textes de Jacques Duvall et les mélodies de Fred Momont. Au bout du chemin et des studios, Charline Rose délivre un album éponyme qui explore les arcanes de la mélancolie, de la déchirure et de la lucidité désespérée. Pas vraiment le genre de truc à écouter un soir de spleen après une rupture ou une disparition. Encore que, l'adage "guérir le mal par le mal" a parfois de bonnes ressources. "J'étais plus heureuse quand J'étais malheureuse", "Peur de tomber", "Laissez-moi descendre", "une douleur sans égale" ou "Le jour et la nuit", autant de titres "no comment", comme dirait Gainsbourg. Mon tout, sur fonds de country-chanson, navigue avec douceur sur le chuchotement chaud de cette "Rose" des villes qui entend bien défendre son "bébé" sur la scène dès que possible.

S.I. - Océan - 7 octobre 2004

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La belge Charline Rose, qu'on a pu voir auparavant à la presentation de Fast forward, sur Canal+ et sur scène aux côtés de Giant Sand ou de Calexico a publié son premier album, le 14 septembre chez AMC/EMI. Sur des musiques folk-rock signées Fred Momont qui favorise les instruments acoustiques, Charline Rose chante des textes, emplis de douleur, écrits par Jacques Duvalll (Lio, Daho, Birkin, Chamfort...). C'est ainsi qu'on l'a compare à PJ Harvey, dont elle adapte en français, sur cet album, la chanson The river. La prochaine étape, après cette commercialisation, passera par la scene. Charline sera en concert à Bruxelles à la Rotonde du Botanique le 2o octobre, en première partie de Jeanne Balibar et le 28 octobre à la Maroquinerie à Paris.

Musique Info Hebdo n°31

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BELGIQUE

Charline Rose n'est peut-être pas encore "very important", mais elle va le devenir. Chanteuse, muse de Jacques Duvall, elle compte parmi les chouchous du Paris de la chanson. Sa voix pure et douce est une jolie révélation. Charline Rose cuit son pain elle-même. A six heures du matin, il est prêt et embaume l'air, juste frais pour le petit déjeuner. Charline Rose dort souvent sur une péniche. Charline Rose aurait pu être juste Patricia Davia, maman de Valentin, onze ans, compagne d'un graphiste habitant sur l'eau, voix pour la RTBF et pour la publicité aussi, comédienne à ses heures, présentatrice un temps de Fast Forward sur Canal+. Mais non, Quelques signes pouvaient quand même laisser penser que tout ça n'allait pas finir dans le confort d'une vie bien remplie mais sans nécessairement de peur au ventre: par exemple un voyage de 15 jours à Los Angeles en 1988 qui se transforma en un séjour d'une année durant laquelle elle vécut de figuration. Auparavant, Patricia, gigantesque timide pour qui "dire bonjour à une personne inconnue était I'equivalent de tomber dans les pommes" décida d'y remédier. A 14 ans, elle fit du théâtre. Inscrite a l'académie d'Etterbeek, elle poursuivit au Conservatoire d'Art dramatique de Bruxelles et on put a une époque la voir souvent sur la scène du Theatre du Parc, dans des classiques du genre. Un contraste de plus pour cette "ex-punkette" qui fréquentait Front 242 du côté de Schaerbeek avec Jeff Bodart!

Et puis un jour, les choses se sont mises en place, par petites touches presque extraordinaires... Un soir qu'elle assiste au concert d'0P8, un groupe américain qu'elle adore, elle décide à la sortie d'aller voir ce qui se passe du coté des coulisses. Chance: "Je les ai rencontrés alors qu'ils allaient monter dans leur tour-bus et Howe Gelb, Joey et John m'ont invitée à le visiter. C'était formidable, on a discuté de tout et de rien". Soirée magique, échange de numéras de téléphone... et première incursion dans le monde de la chanson.

Deux ans plus tard, Joey et john ont créé Calexico et Howe GeIb chante dans Giant Sand. De retour au Botanique pour un concert, le chanteur s'adresse au public et lui demande ce qu'il veut entendre... Un grand silence lui répond. Et puis, du fond de la salle, un titre fuse. Howe CeIb insiste pour que la personne chante avec lui. "On a chanté une, puis deux chansons. Une amie qui était là m'a dit qu'il c'était vraiment passé quelque chose. C'était énorme", se souvient Charline Rose, car c'était elle...

Les retrouvailles sont du ressort de la destinée: de vrais liens d'amitié se tissent et Charline accompagnera Calexico à plusieurs concerts du groupe. Sa voix cristalline, pure, enchantante, se marie aux notes de sable du groupe de Tucson, Arizona.

C'était les prémices d'un rendez-vous avec la chanson. "Ma vie est un puzzle, chaque pièce est une rencontre humaine, riche".

Un ami l'appelle pour participer à un clip de Miossec en 2002. Cela débouchera sur sa rencontre avec Jacques Duvall (a qui Lio doit ses fantastiques débuts), parolier de Françoise Hardy, Etienne Daho... et avec Frédéric Momont, compositeur.

A trois, en prenant leur temps, en s'apprivoisant totalement, ils construisent un album reflétant "un vécu inspiré du mien". L'album est sombre, minimaliste, "La mélancolie y est omniprésente. Et la profondeur des textes est bouleversante".

Signé en 2004 chez AMC, un label bruxellois, l'album est bien accueilli sur les ondes et par les professionnels, en France comme en Belgique. "Etienne Daho a repris "Le jour et la nuit" sur son album", souligne, ravie, Charline. Jean-Louis Foulquier a le coup de foudre pour sa voix et son univers, son concert à la Maroquinerie se passe devant une salle bien remplie de journalistes spécialisés.

Voilà Charline devenue chanteuse, Avec Jacques Duvall et Fred Momont, le deuxième album est en route. Et en attendant sa sortie, mademoiselle Rose continue à chanter le désamour, heureuse.

Charline en bref

Mon "stamcafé"

Le café-restaurant de l'Ancienne Belgique. J'aime bien son côté bonne franquette avec son tableau de suggestions qui varient selon l'humeur et le marché du jour. On y est bien accueilli dans un cadre agréable, plutôt sombre et rassurant. L'AB est dans sa logique néerlandophone, la carte est en flamand. Mais le serveur est une crème qui traduit quand on ne comprend pas, ça crée en fait un contact sympa.

AB Café-Restaurant, rue des Pierres, 23 -1000 Bruxelles. Ouvert de 12 à 14h30 (sauf le week-end) et le soir avant chaque concert à l'AB, dès 18h. Tél.: 02/5482455.

Mon petit Proust

Mon trait de caractère: sourire à la vie

La qualité que je préfère chez un homme: tendre et rebelle

Et chez une femme: re-belle et tendre

Mon principal défaut: l'impulsivité

Ma principale qualité: la générosité

Mon rêve de bonheur: atteindre la sagesse du Dalaï-Lama

Ma devise: Zen, restons zen

J'aime, j'aime pas

J'aime voir un enfant sourire, la plongée, le chocolat, le printemps, l'odeur du pain frais.

J'aime pas le mensonge, l'injustice, les machos, le réveil de mon voisin que J'entends jusque chez moi, la politique.

Ma tribu

Mon compagnon Philippe et sa péniche, mon fils de 11 ans Valentin, Apache et Marie les deux chats et Tornade le lapin. Ça, c'est mon groupe sacré.

Mes lieux à Bruxelles

Le Bryc, le port autonome de Bruxelles. C'est comme un village, c'est reposant à l'extrême. Le restaurant et la cafeteria tout en bois y sont vraiment agréables. Les Halles Saint-Gery, j'y vals souvent pour boire un verre, retrouver quelqu'un...

Et je fréquente tous les endroits verts de Bruxelles, surtout le parc Josaphat d'ailleurs, parce qu'il est près de chez moi. J'aime bien aussi la majesté du Botanique avec ses grandes serres claires.

Mon actualité Mon troisième concert, à l'AB Le 12 mars à 22h! après le Botanique et la Maroquinerie à Paris.

E.W. - La Tribune de Bruxelles - 10 au 16 mars 2005

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Patricia Davia passa sur les planches des théâtres et sur la petit écran avant de devenir Charline Rose, chanteuse au flot murmurant. Son album éponyme est un recueil de morceaux mélancoliques et désillusionnés, enjolivés par les paroles aigres-douces de Jacques Duvall. Vous êtes loin d'être une jeune première. Pourquoi avoir attendu si longtemps avant du sortir un premier album? Charline Rose: C'est un cadeau de la vie et des circonstances. Je ne crois pas au hasard. La musique m'accompagne depuis que je suis petite. J'ai toujours chanté chez moi, ma mère était même surprise de constater que je connaissais par coeur toutes les chansons. Mais je n'avais jamais envisagé de réaliser un album. il est arrivé comme une réponse à quelque chose...

Avant cela, vous avez touché au théâtre, à la télé...

J'ai toujours été an bout de mes envies. Je n'ai jamais touché a une discipline pour l'abandonner aussitôt parce que cela ne me plaisait pas. Le théâtre, dés mes 14 ans à l'academie, puis au conservatoire à 18 ans, m'a ouvert des portes. J'ai tout de suite commencé à jouer au Parc. Par la suite, j'ai participé à la Ligue d'Impro, réalisé des voix pour la pub, des dessins animés... Le métier de comédien ouvre les perspectives, cela me nourrit et me permet d'accomplir des choses différentes. Le fait d'avoir présenté une émission musicale alternative (NDLR: Fast Forward sur Canal+) n'a permis de rencontrer beaucoup de monde, entre autres Calexico avec qui j'ai tourné par la suite.

Vous avez même fait de la figuration aux Etats-Unis!

Je n'ai pas tenté le coup pour devenir actrice. Ce qui m'intéressait c'était de voir comment se déroulait les tournages là bas.

Et aujourd'hui vous prêtez même votre corps et votre visage à une BD scênarisée par Hislaire...

Avec le dessinateur Boccar, Hislaire a signé (sous la nom de Sylaire) le scenario d'une trilogie SF, 3 Vierges. Les plans ont été tournés en vidéo au fur et à mesure de l'écriture du récit. Le dessinateur a dû ensuite retranscrire les expressions du visage, ce qui n'est pas facile. On y retrouve même des photos de moi petite. C'est étrange de se voir dans une BD.

Le grand jacques

Comment avez-vous rencontré la parolier Jacques Duvall?

Lors d'un concert de Miossec. Je tournais pour l'un de ses clips. Ce soir-là, Jacques et moi n'avons absolument pas parlé de musique. Ce n'est qu'une semaine après notre rencontre qu'il m'a appelé. Depuis des mois, il était à la recherche d'une chanteuse, Il voulait une comédienne qui, même si son chant comportait des imperfections, était capable d'interpréter une chanson avec âme. Comme quoi, la vie est un puzzle. Chaque pièce fait bifurquer, invite à une nouvelle rencontre. Je me sent privilégiée: Duvall m'a fait confiance et m'a donné tout un album.

L'option acoustique de l'album, c'était votre choix?

Au départ, certaines chansons avaient déjà été écrites mais dans des versions électroniques. Je ne me sentais pas à l'aise dans ce format. J'ai besoin de vrais instruments, de bois et de cordes. Quand Fred Momont, le compositeur, a pris sa guitare, le ton de l'album avait été trouvé.

Un second album

Vous êtes-vous retrouvée dans ses textes?

Les mots de Jacques Duvall ne sont pas les miens mais je retrouve dans chaque chanson quelque chose qui me ressemble. Toutefois, je me sens plus à l'aise lorsque je chante en anglais. J'introduis une distance avec les mots, ce qui n'est pas le cas avec ma langue maternelle: en français, chaque mot a son importance, on ne veut pas se planter.

Comment avez-vous alors procédé?

Jacques m'a demandé de ne surtout pas jouer avec les mots, de ne pas mettre d'emphase inutile. Je me suis alors décidée à procéder comme tel. Les mots sont là, ils coulent, le mouvement doit rester naturel.

Votre album bénéficie d'un certain intérêt auprès des médias français. Avez-vous déjà pensé à la suite de votre carrière?

C'est un travail de longue haleine: les concerts s'organisent peu à peu et nous travaillons déjà sur le second album.

Qui est donc Charline Rose?

Charline est un personnage. Lorsque je suis sur scène, c'est Patricia qui parle et qui chante.

J.D.N. - Zone 02 - 9 au 15 mars 2005

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Pour son premier album, Charline Rose a pu compter sur des textes de Jacques Duvall. Il y a pire comme réference. Et sûrement pas mieux pour tresser les ambiances douces-amères d'un disque qui a trouvé un écho jusqu'en France.

La Libre Culture - 9 mars 2005

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Bruxelles. En août de l'année passée, Charline Rose évoquait dans la DH son envie de faire de la scène. Elle a, depuis, eu l'occasion de présenter sa petite merveille d'album éponyme au Botanique, en octobre dernier et ce samedi, c'est sur la scène de l'AB Club que la douce Charline se produira.

"Mon premier concert, c'était à l'orangerie du Bota. C'était une grande salle. J'avais vraiment le trac mais j'étais très calme en apparence. Je faisais du yoga mental (elle rigole). J'essayais de ne pas projeter... Je me disais: quoi qu'il arrive, même s'il y a des problèmes techniques, même si je me trompe, tant pis, je me lance... Dans la dernière chanson, la reprise de Protège-moi de Placebo, il y a une jeune fille de 16 ans qui était au premier rang qui m'a soufflé les paroles. L'AB Club, c'est bien, ça se prête à l'album, c'est une salle très intime."

Charline est aussi montée sur scène à Paris, fin de l'année passée. "Au Botanique, il y avait beaucoup de mes amis, de ma famille... A Paris, j'avais aussi des amis dans la salle qui avaient des panneaux: Charline on t'aime! Mais il y avait des gens de la presse, de la télé, donc c'était plus froid pour moI. J'étais cependant plus stressée à Bruxelles: je n'avais pas envie de décevoir mes amis."

Les chansons sont, pour le spectade, un peu remaniées musicalement: "On a donné un petit côté plus rock a certains titres, donc certaines personnes sont mitigées... Aujourd'hui, j'ai des envies scéniques... Pas de réelle mise en scène, mais d'apporter un plus au niveau du décor, du visuel, mais je pense que ce sera pour plus tard... On va d'abord lancer le deuxième album puis on verra."

Celle que l'on compare à Carla Bruni ("On a toutes les deux fait un album avec notre coeur ou notre âme... Et puis, je préfère qu'on me compare à Carla Bruni qu'à Lorie!") ne s'attendait pas à un tel accueil positif de son premier opus: "J'étais étonnée. Je ne réalise pas... Ça me donne confiance en moi pour la suite. Je me dis que c'est un nouveau chemin de vie qui commence. J'ai envie de continuer parce que ça me plaît, parce que ça me touche... Et c'est génial parce que mon album s'écoute réellement: ce n'est pas un album qu'on met en fond pour faire autre chose, il y a de l'émotion qui se transmet..."

En enregistrant à la maison ses onze titres, Charline ne s'imaginait pas les présenter sur scène. Et pourtant... "la scène, je la connais de par le fait que je suis comédienne: j'ai joué beaucoup au théâtre. Puis, j'ai eu la chance de partir en tournée avec Calexico... C'était pas évident de défendre tout un album et d'être complètement mise à nu. Parce qu'au théâtre, on a un personnage qui nous supporte et qu'ici, même si Charline Rose, ce n'est pas mon vrai nom et que c'est aussi un personnage qui chante... les regards sont tournés vers moi. Pendant qu'on enregistrait l'album, on ne pensait pas à la scène parce qu'on ne savait pas s'il allait sortir ou pas. Mais on s'en foutait... C'était déjà un splendide cadeau de me permettre d'enregistrer cet album. Donc où qu'il aboutisse, je suis déjà très heureuse."

Reste que si la scène, ça la connaît, il n'y en a eu que très peu pour défendre cet album. "C'est vrai, on a fait peu de concerts... Le tourneur fait les choses calmement. Et puis, ce n'est pas évident pour un premier album."

Si aujourd'hui, Charline se partage entre plusieurs activités ("J'ai gardé mon métier, parce que je n'ai pas envie de le quitter et qu'on ne sait pas vivre de la musique avec un seul album"), elle endossera samedi son costume de chanteuse. Et comme ses concerts sont rares, profitez de cette occasion pour aller l'applaudir.

Déborah laurent - La Dernière Heure - 8 mars 2005

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Un trouble contemporain, une sorte de gouaille très Jeanne Moreau, un climat agréablement pernicieux et désabusé: jusqu'à présent, Charline Rose, ce sont les Français qui en parlent le mieux. Sans doute parce que cette nouvelle artiste belge, encore vue sous son vrai nom (Patricia Davia) il y a deux, trois ans à la présentation du magazine ertébéen Coup de film, a fait tomber à la renverse Etienne Daho himself et adapté dans notre langue un titre de PJ Harvey (Les amants). Sans doute aussi parce qu'elle a déjà donné des concerts à Paris. Ou que le musicien qui lui a ciselé son premier album, Fred Momont, est originaire de Lille. Mais stop. On ne se cherche plus d'excuses. On étouffe nos complexes éternels. Cette drôle de dame, avec ses rôles à drame, est une fille du pays, et il va falloir la rajouter illico à la liste de nos fiertés. Charline Rose et sa voix vaporeuse effleureront les planches de l'Ancienne Belgique le 12 mars, et on compte sur tout le monde pour entrer dans le sien. Même si ce dernier peut expédier en fond de cale et faire remonter, comme qui dirait, notre vieux spleen existentiel. Charline a prêté ses amertumes à Jacques Duvall pour qu'il lui écrive des mots, "en amour je suis bien morose", "j'étais plus heureuse quand j'étais malheureuse" ou "rends-le moi mon blues". Le choc est doux et chaud.

J.-Ph. D. - Elle Belgique - mars 2005

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Après avoir tenté l'expérience hollywoodienne et tâté de la télé, Charline Rose prend enfin le micro. Un premier album mélancolique qui se susurre à l'oreille. Alors... chut!

familles: Comment est né ce premier album?

Charline Rose: C'est la rencontre avec le parolier Jacques Duvall qui a tout déclenché. C'est assez hallucinant mais c'est lui qui est venu me chercher. Avec Fred Momont, le compositeur, il recherchait une voix pour le morceau "Le jour et la nuit" et il m'avait entendue chanter avec Calexico. Moi, je trouvais ça assez insolite et je ne voulais pas qu'ils me prennent pour une chanteuse! Ils m'ont répondu que ce qui les intéressait, c'était mon côté comédienne et le fait de pouvoir donner de l'émotion aux mots de Jacques. Des mots sublimes.

familles: Et au départ, vous n'aviez même pas de maison de disques?

Charline Rose: On a vraiment fait cet album avec les moyens du bord et sans savoir si le résultat allait aboutir. Fred a un studio chez lui à Lille mais il n'a pas de cabine voix. Je me suis donc installée dans la salle de bains qui possède souvent une très bonne acoustique! Une autre chanson a été enregistrée dans le jardin avec le bruit des chats et les cris des enfants.

familles: Aujourd'hui, les chanteurs de qualité retournent enregistrer dans les garages et les amateurs style Star Ac' dans de mégastudios. C'est un peu le monde à l'envers, non?

Charline Rose: Effectivement, il y a un retour des enregistrements "garage" où l'on peut se permettre d'aller directement à l'essentiel. L'industrie du disque est en crise et je pense que ça va surtout desservir les majors qui vont perdre progressivement leurs petits artistes et ne vont garder que les têtes d'affiches. Les petits labels indépendants risquent de fleurir et de signer ces artistes, en faisant moins d'argent mais en revendiquant leur qualité. C'est pas plus mal!

familles: Avant de présenter "Coup de film" à la RTBF ou "Fast Forward" sur Canal+, vous avez tenté l'expérience hollywoodienne avec des apparitions dans "The Doors" ou "Rocky V". Votre formation de comédienne reste un atout pour cette nouvelle carrière?

Charline Rose: C'est certainement plus facile mais ce n'est pas tout à fait comparable. Dans la chanson, on se met à nu sur une scène, seul face à un public. Une comedienne a un personnage et elle joue un rôle. C'est plus simple. Une chanteuse, elle, doit ouvrir son coeur et balancer tout ce qu'elle peut. C'est ce que j'essaie de faire. En ce qui concerne Hollywood, c'est plutôt la parenthèse de ma vie! J'étais partie en vacances pour deux semaines et j'y suis restée un an. Il fallait que je bosse et jai commencé par quinze jours de figuration sur "Alerte à Malibu". A l'époque, j'avais 24 ans et je me suis dit que c'était le moment ou jamais. je voulais m'éclater même si ce n'était pas rose tous les jours! Mais j'ai quand même fait des rencontres étonnantes comme celles d'oliver Stone ou de Johnny Depp et j'en garde forcément de très beaux souvenirs!

familles: Vous avez donné un concert très réussi à Paris et la presse française se montre plutôt élogieuse à votre sujet. Le passage par la France pour se faire connaître en Belgique est-il encore indispensable?

Charline Rose: Je pense bien. Il faut parfois quitter son pays pour qu'il vous reconnaisse ensuite. C'est dans la tête des gens. Ils voient des articles dans les grands journaux français et se disent que c'est peut-être intéressant. En Belgique, c'est un trop petit monde et le public pense que si on parle de moi, c'est parce que je fais les bandes annonces de la Une, les promos de Pure FM ou que j'ai présenté des émissions. C'est aussi pour ça que je voulais changer de nom! Sinon, les gens attendent quelque chose de moi qui ne se passe pas sur l'album. Ce premier disque est plutôt intimiste, mais dans la vie, je suis bien plus rock and roll!

Harold Nottet - Familles - mars 2005

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Charline Rose ne croit pas au hasard. Elle dit simplement qu'elle a beaucoup de chance. Quand on la voit, comme ça, toute simple derrière son énorme sourire et ses yeux immenses, on se dit que nous aussi on a de la chance. De partager un thé avec elle en la laissant parler. De sa vie. De ses envies. Bref, de tout ce qui a construit cette femme aux multiples talents qui ne craint pas le poids des ans.

La petite fille timide qui rougissait à l'idée de devoir dire bonjour trouve sa voie a 14 ans. Le théâtre, c'est la révélation. Les planches, une évidence. A 18 ans, elle entre au Conservatoire. Viennent ensuite quelques courts et longs métrages, la pub pour ce joli timbre de voix, la RTBF... Autant d'expériences qui la mèneront à "une petite parenthèse". A 24 ans, mademoiselle s'envole vers la Californie et y restera un an. "Ma maman, formidable, a dit à sa fille unique Vis ta vie. J'ai donc quitté chien, amoureux et appart et le lendemain, j'étais figurante sur Alerte à Malibu!" Charline Rose vous raconte les choses avec tant de simplicité que tout paraît clair et limpide. On lui devine pourtant une part de fragilité la rendant encore plus touchante. "Les déceptions font grandir". Et on la croit... Ce petit bout de femme aux faux airs de titi parisien reconnaît que tout n'a pas toujours été rose. "La vie prend toutes les couleurs. Celles de l'arc-en-ciel mais le noir aussi." Par pudeur, on en reste là. Sa vie n'appartient qu'à elle. Pourtant, comme toute personne publique, Charline donne beaucoup d'elle même. "Etre comédienne, c'est être un personnage. Par contre, chanter, c'est se mettre à nu, ce qui rend les choses beaucoup plus difficiles. "Alors, comme pour se faciliter la tâche, la demoiselle jongle avec les noms comme d'autres jouent avec les mots. Elle garde le prénom mais change de nom, devenant Patricia Davia, puis Devin et enfin Charline. Charline Rose. "Le personnage, Charline Rose, c'est une espèce d'aboutissement de quelqu'un qui est en moi depuis que je suis toute petite." Autant d'identités et pas le moindre soupçon d'ambiguïté. Charline passe d'un personnage à l'autre sans aucune difficulté.

"Si j'avais eu une fille, je l'aurais appelée Charline." Mais c'est un petit Valentin qui a pointé le bout du nez... Elle s'est donc approprié ce joli sobriquet pour la scène. "J'aime sa résonance et ce côté masculin - féminin." Quant à Rose, "c'est très symbolique" et on le lui laisse... Ça lui va si bien que même sans symbole, on le lui aurait donné. Elle a d'ailleurs prêté ce pseudonyme à son premier album. Un album où tous les textes sont signés Jacques DuvalI à l'exception du titre "Les Amants" que Charline a écrit elle-même. "Jacques a une sensibilité très féminine. C'est quelqu'un de très juste, très honnête aussi. " Ces qualités expliqueraient, à elles seules, le fait qu'une femme puisse s'approprier de façon aussi juste les textes d'un autre, "C'est vrai. Cela s'est fait très naturellement. Avec Jacques, nous étions en connexion. Sur la même vibration. D'ailleurs, il y a une part de mon histoire dans chaque titre de l'album." Même si la magie opère, Charline n'en a pas moins envie d'écrire ses propres textes. Pour le moment, elle se concentre sur sa prochaine scène, le 12 mars à l'AB. "J'ai des envies scéniques mais cette petite salle correspond tout à fait au côté intimiste de l'album." Charline possède ce petit quelque chose en plus qui fait qu'on la retient. La France est sous le charme et lui fait les yeux doux, ce qui l'étonne. "Je ne m'attendais pas cela..." Charline Rose doute parfois mais a confiance en l'avenir: "Ce qui viendra sera juste". Cette conviction la porte depuis toujours et elle a eu raison de s'y fier. Flous, on la suivrait les yeux fermés tant dans ses jours noirs que dans les roses.

S.W. - Kiosque - mars 2005

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Dans une industrie musicale en mutation, 2004 a révélé quelques voix bien loin des exploits et performances, genre Céline Dion. Des voix non pas exhibitionnistes, mais d'emblée reconnaissables par le monde particulier, intime, touchant, qu'elles évoquent. De Nellie Mckay et ses folies de musical au funk postmoderne de Feist, le continent nord-américain prouve qu'il ne manque pas de talent. Côté France, c'est la Nordiste aux yeux bruns Laetitia Shériff et le Méditerranéen Cati qui ont donné leur pleine mesure vocale. Pour la Belgique, nous avons aimé Charline Rose, qui, sur des textes de Jacques Duvall, amène sa personnalité d'anti-lolita séduisante via un très joli premier album...

Philippe Cornet - Le Vif L'Express - 31 décembre 2004

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Elle est née à Bruxelles en 1965, possède une formation de comédienne, mais la musique reste sa passion première. Lors d'un concert de Miossec, Charline rencontre le parolier Jacques Duvall qui lui présente ensuite Fred Momont... et les voilà partis dans l'élaboration de son premier album éponyme (AMC). Une voix chaude et susurrante qui fait penser à cette d'une certaine Carla Bruni, des mélodies sensuelles et des thèmes tournant autour des amours déçues ou de la douce ironie du sort... Charline Rose commence même à séduire les critiques français. A suivre et à poursuivre...

Emile Sadr, Gilda Benjamin, Nicole Longdot - Femmes d'Aujourd'hui - 16 décembre 2004

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Présentatrice de "Coup de Film" sur la RTBF, de "Fast Forward" sur Canal Plus, chanteuse au sein des groupes américains Calexico et Giant Sand, voix pour une volée de publicité, de promos Pure FM, d'annonces sur La Une Télé, Alice dans l'hilarant Troma movie belgo-franco-néerlandais "Les Mémés Cannibales" d'Emmanuel Kervyn (1988), autant d'étapes fructueuses dans la carrière de Patricia Davia. C'est précisément en découvrant son alliance avec Calexico que Jacques Duvall a posé son regard sur cette artiste dégourdie. Le rose du parolier de Lio, Marie-France, Alain Chamfort, Jane Birkin ou encore Etienne Daho trouve ici un ton nouveau. La fusion s'opère complètement avec l'alliance de Fred Momont aux arrangements.

Vivant une inattendue métamorphose, Patricia Davia trouve Charline dans ses songes d'une existence d'espiègle Gavroche et se réfugie dans cette rose qui doit ses épines à Cupidon blessé par une abeille dissimulée entre ses pétales odorants. Charline Rose communique bien ce qui émane des chansons de Duvall, la douceur d'un parfum qui camoufle des épines, de justes opposés et complémentaires. Il y a dans ses textes autant de tendresse que d'aigreur, de joie que de mélancolie, de souffrance et de sensualité, de faiblesse et de fougue, de vie que de mort.

Si chanter est immanent à l'intimité de Patricia, jamals elle n'a rêvé de faire un disque. Pourtant, à la sortie d'un concert de Miossec, sa rencontre avec Duvall est pour elle "un cadeau de la vie". Le parolier savait trouver en elle la sensibilité capable de dire ses mots avec âme. Charline Rose prête sa voix aux mots de Jacques Duvall, plutôt que de les interpréter, elle les intériorise. De la légèreté survient toujours, même dans la douleur. Les histoires sont des traces de vie, Patricia semble les avoir vécues, nous aussi. Captive, séduit, Interpellé, on ne peut qu'écouter... pieusement.

Sur deux ans, l'album s'est fait sans empressement ni pression, naturellement, enregistré plic! ploc! "à la maison", en prenant du plaisir chez Fred Momont à Lille. Onze titres amoureusement mûris, aux ambiances "underground", composent "Charline Rose", un disque sans véritable égal. Les émolions passent. Quant aux concerts, sensiblement plus "Rock'n'Roll", Ils sont une autre approche de généreuses émotions, en permanence à fleur de peau.

Steps - Décembre 2004

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Charline Rose, originaire de Bruxelles, âgée de 39 ans, a une formation de comédienne. Partie aux Etats-Unis, elle joue dans quelques films dont "Rocky V", "The Door", "Cry Baby". De retour en Belgique, elle exprime sa passion pour la musique et devient "chanteuse occasionnelle" lors de la tournée des groupes Calexico et Giant Sand. Charline rencontre P.J. Harvey dont elle adapte en français la chanson "The River". À un concert de Miossec, l'artiste belge fait la connaissance de Jacques Duvail (parolier) qui lui présente ensuite Fred Momont (compositeur). À trois ils élaborent le présent album. Etienne Daho craquera d'ailleurs pour "Le Jour et la Nuit" et insérera la chanson dans son nouvel album "Réévolution". Baignés dans un rock-folk spatial, les titres de Charline Rose expriment plutôt les amours déçues, les blessures de la vie, de la mélancolie. Ce spleen est toutefois interprété avec délicatesse par une voix chaude.

Jacques Morlaud - L'Écho - 16 novembre 2004

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Charline Rose et Jeanne Balibar ne pouvaient que se retrouver sur la même scène, mercredi au Botanique.

La première chante "Par amour" et "Rose", sur des textes de Jacques Duvalll, la seconde chante une autre "Rose", sur une musique de Rodolphe Burger qui lui a réalisé son premier album intitule... "Paramour".

Ces demoiselles étaient donc faites pour s'entendre.

La Bruxelloise et la Parisienne ont par ailleurs eu le plaisir de voir leur premier concert belge, prévu à la Rotonde, déplacé à la moins modeste Orangerie. En configuration debout, qui plus est.

Beaucoup d'amis étaient là bien sûr pour assister à la première scène de Charline Rose. Entourée des solides Fred Momont et Kevin Mulligan aux guitares, Charline a rassuré et séduit son monde avec une voix bien assurée, une présence énergique et souriante et une façon très convaincante de rendre les textes de Duvalll ornant son premier album éponyme. Sans parler de sa reprise de "Protège-moi" de ses amis de Placebo. La voilà prête pour partir en tournée avis aux programmateurs...

Thierry Coljon - Le Soir - 22 octobre 2004

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Charline Rose et Jeanne Balibar sont toutes deux actrices. Le premier disque de Jeanne se nomme "Paramour", alors que le premier opus de Charline, lui, compte une chanson qui s'appelle "Par amour'. Qui plus est, l'une et l'autre se réfèrent à ce vieil emmerdeur de Jean-Luc Godard, l'une avec "Marianne Renoir", le personnage incarné par Anna Karina dans le film "Pierrot le fou", l'autre, la Jeanne, par un échantillon de paroles dans une chanson.

L'une était en première partie de l'autre, mercredi soir, à l'Orangerie du Botanique. Deux premières belges. Certes, elles ont des niveaux d'expérience différents. Au milieu des guitares irisées de Kevin Mulligan, Charline Rose pourrait sans doute mieux imposer une voix dont, cependant, elle joue déjà avec beaucoup de nuances. Peut-êtree un eu trop de soufle aussi, qui estompe les textes très beaux de Jacques Duvalll. "Quand an se regarde, c'est par mégarde / et si on ne s'est pas encore quitté, c'est par lâcheté" ("Par amour"). Mais la jeune Charline fait mieux que surnager dans le swamp rock de "Johnny ne sait pas".

La Libre Belgique - 22 octobre 2004

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Jeanne Balibar et Charline Rose, en première partie, semblent récolter les faveurs du public. Programmées en premier lieu à La Rotonde du Botanique ce 20 octobre, les voici transférées à l'Orangerie. Il reste donc des places pour voir ces deux artistes aux tons particuliers. La comédienne française -et désormais chanteuse- Jeanne Balibar nous contera de sa voix suave quelques histoires d'amour tirées de son album "Paramour" sur fond de guitare. Elle sera précédée sur scène par la Bruxelloise Charline Rose qui nous présentera son premier opus né de la rencontre entre les textes de jacques Duvall et la musique de Fred Momont. A découvir sans attendre.

Métro - 19 octobre 2004

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Charline Rose a plusieurs vies. Sa dernière est sans doute la plus intéressante puisque ce sont les textes de Jacques Duvail qui la dessinent. La voix chuchotante de Charline les met en valeur autant que les musiques de Fred Mormont. L'album n'a pas de nom, sinon le sien. Il s'agit d'un pseudo, histoire de bien couper avec ses vies passées: Je ne suis pas la sœur de Perry Rose, s'amuse-t-elle à préciser. On n'y avait même pas pensé. On a aussi découvert sur le Net qu'il existe une Charline Rose aux USA, un sosie de Dolly Parton.

Dans une autre vie, donc, Charline s'appelait Patricia Davey et coprésentait avec Marc Dixon "Fast forward" sur Canal+. C'est à cette époque qu'elle rencontre Jacques Duvalll à un concert au Bota de Miossec. Elle n'est pas chanteuse, mais Jacques veut la faire chanter. Ça tombe bien: elle chante depuis qu'elle est toute petite. Elle a fait le Conservatoire de Bruxelles, section art dramatique, a figuré dans des courts métrages, des téléfilms et a fait partie de la Ligue d'impro avant de partir aux Etsts-Unis en 1989: J'avais joué un petit rôle de soubrette dans le film "Rabbit grannies" d'Emmanuel Kervyn, un grand ami de Jean-Claude Van Damme. Ce dernier m'a dit de venir à Hollywood, qu'il avait un rôle à me proposer. J'ai vite compris ses vraies intentions, mais je suis tout de même restée à Los Angeles. Il suffit de se débrouiller. J'ai ainsi fait de la figuration dans un épisode de "Columbo", d'"Alerte à Malibu" (j'ai porté le fameux maillot rouge), dans "Rocky V", "The Doors" et dans "Cry baby" avec Johnny Depp.

Sa famille et la culture européenne lui manquant trop, Patricia revient en Belgique où elle rencontre Calexico. Elle sympathise, les rejoint parfois sur scène tout en vivant des voix qu'elle fait pour une boîte de pub. Après "Coup de film" à la RTBF, on la voit sur Canal+, mais elle arrête le théâtre: Je l'ai décidé quand j'ai eu mon fils. Je ne regrette pas.

"Charline Rose", l'album, a un petit côté pop, mais en français, le charme naissant de ce mariage. Elle, elle dit: J'ai plus de facilité en anglais, ça a été trés difficile pour moi d'oser chanter en français. C'est vraiment à Jacques que je dois tout.

Thierry Coljon - Le Soir - 18 Octobre 2004

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Son nom ne vous dit peut-être pas encore grand-chose mais son visage, lui, vous est familier. Et pour cause: après un exil aux Etats-Unis, la comédienne Charline Rose s'est illustrée - sous le nom de Patricia Davia - sur le petit écran, présentant tour à tour Coup de film en duo avec Jean-Louis Lahaye sur la Une, et, surtout, l'émission musicale Fast Forward sur Canal+, avec Marc Dixon. L'an dernier, on la retrouvait modèle de Jean-Louis Boccar pour la BD expérimentale 3 vierges et aujourd'hui, voilà la belle qui pousse la chansonnette et sort un allbum signé Jacques Duvalll, chez AMC. A découvrir lors d'un double concert avec Jeanne Balibar, le 20 octobre au Botanique!

S.D. - La tribune de Bruxelles - 14 octobre 2004

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Aan de vooravond van haar veertigste verjaardag laat de Franstalige actrice en media-madam Charline Rose haar debuutplaat op de wereld los. Vol levenswijsheid, maar tegelijkertijd als een kind zo verwonderd over wat haar liedjes los maken. "Ik ben een actrice, geen zangeres."

Dit is muziek voor 's avonds laat thuis of in de wagen. Dan heb je tijd om echt te luisteren. Bij de afwas zet ik wel wat anders op. De zangeres Charline Rose maakte samen met de componist Frederic Momont en de tekstschrijver Jacques Duvalli (die ook voor Lio. Jane Birkin, Alain Chamfort en anderen gewerkt heeft) eem plaat die aan de andere kant van de taalgrens - maar in Brussel bestaat die toch niet - de harten beroert.

Het is een scherp en sexy schijfje boordevol intimistisch. bij momenten morsig gefluisterd country-chanson waar lieve lijntjes als "Mon amour quittons-nous par amour" en "Je ne pense qu'ˆ toi mais je vis avec lui" lijken in te dutten in een zachte driezit naast gitaren, een foto van de derde lp van Velvet Underground en een glas rood of warme melk, naar kauze. Dit zou bij mij thuis kunnen zijn, quoi.

Even voorstellen...

Charline Rose heet eigenlijk Patricia "Davia" Van Molle uit Schaarbeek. Ze is 39 en actrice, ze presenteerde Fast forward op Canal+. ze werkt als offscreen-stem voor de televisieprogramma's van La Une van de RTBf en spreekt reclamespotjes in voor Pure FM: ze zong eerder met de bevriende bands Calexico en Giant Sand; ze heeft sabsoluut niets met elektro en ze houdt van akoestisch. En nu gaat ze heel alleen het podium op. De premire is op 20 oktober in de Botanique. Een gesprek.

U opent het album met "Voulez-vous parfois mourir quand vous vous retrouvez seule?" Die zin hakt er lekker in.

Charline Rose: Dat is heel hard, ja. Normaal gezien doe je dat niet. maar zo was meteen de toon van de plaat gezet, vonden we. Het gaat over amour et dŽsamour, liefde en afstand nemen, dingen die iedereen van ons doormaakt en herkent. Elk liedje is een mini-kortfilm over iemands leven. Jacques Duvalll (de tekstschrijver, red.) heeft de wereld heel zwart gekleurd, maar toch laat hij altijd een streepje hoop. Zelf voel ik me nu best gelukkig, maar ik heb wel stukken van die liedjes beleefd. Het was dus niet moeilijk om die wereld in te stappen En ik ben actrice. Mijn leven - dat is iets anders. Voor mij is Charline Rose een personage in een toneelstuk of een film.

Maakt die ervaring het zingen van de liedjes gemakkelijker?

Rose: Ja, hoewel je als actrice je rol toch op een of andere manier invult. Jacques vroeg me echt de teksten niet te spelen, maar ze gewoon te laten komen. Wat hij schrijft, is zo sterk en intens. De woorden spreken voor zich.

"Marianne Renoir" was bestemd voor Vanessa Paradis en "Le jour et la nuit" heeft Etienne Daho al opgenomen. Maar hoe zijn de andere liedjes tot stand gekomen?

Rose: "J'Žtais plus heureuse quand j'Žtais malheureuse" hadden Fred (Frederic Momont, red.) en Jacques ook al klaar voor we gingen samenwerken. Ik heb hem nooit gevraagd om iets over liefde of pijn en dood te schrijven. Dat ging vanzelf. Maar dit is zo intiem dat ik weinig zin heb om erover te praten. want dan ... Je mets ma vie ˆ nue, begrijpt u? Ik geef liever geen details. maar in "Rose" bijvoorbeeld zie ik iemand die me heel dierbaar was, die gestorven is. Hij was mijn eerste vriendje. Ik herken ons in dat nummer. Dat heb ik nooit aan Jacques verteld, maar het verhaal zit wel in "Rose".

U bent 39. Dat is geen evidente leeftijd om in deze "gefrmatteerde" tijden een platencontract te versieren.

Rose: Ik heb heel veel geluk gehad. Ik word veertig dit jaar. Mijn zoon en dit album zijn de mooiste cadeaus die het leven me geeft. Het is ook zo onverwachts. Ik heb Jacques toevallig ontmoet bij een optreden van Miossec, maar we hebben totaal niet over muziek gepraat. Een week later belde hij: iemand had hem verteld dat ik weleens bij Calexico zong en dat ik een goede stem had. En of ik naar Rijsel, bij Frederic Momont thuis, wilde komen om wat uit te proberen.

Hij heeft u ook ukdnskkelljk gevraagd geen zanglessen te nemem.

Rose: [lacht] Ik heb vroeger wel zangles gehad aan het Conservatorium, maar ik ben een actrice, geen zangeres. Dat vond hij best. Hij zei: "De imperfectie en emotie die je overbrengt, zijn belangrijk voor het album. Veel meer dan juist zingen."

Hoe kijkt u tegen de premnire in de Botanique aan?

Rose: Het overvalt rue allemaal een beetje. Ik heb podiumervaring als actrice, maar dan zit je in een rol, je bent een personage. Nu heb ik het gevoel dat ik in mijn blootje ga staan, alleen vooraan met die teksten. Gelukkig heb ik mijn musikanten mee. Mais c'est vrai que c'est flippant. Ik heb geen idee hoe de mensen zullen reageren.

Als ik zeg dat het me overvalt, dan bedoel ik niet alleen de belangstelling van de media, er is ook het gewone menselijke contact. De plaat maakt blijkbaar veel emoties los en spreekt verschillende generaties aan. Een Franse journaliste vertelde me aan de telefoon dal ze geraakt was; een meisje van vijftien was zo ontroerd dal ze begon te huilen. Dat vind ik straf dat je met wat je doet, zulke sterke gevoelens bovenhaalt Dat had ik helemaal niet verwacht.

Pierre De Decker - Brussel deze week - 14 octobre 2004

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La jeune Bruxelloise quitte peu à peu les plateaux de télé et les studios de radio pour s'en aller ici et là chanter en concert. Celui de l'Orangerie, où chantera également Jeanne Balibar, constitue une première, le public belge ayant ainsi l'occasion de découvrir, avant les Français, les chansons sensuelles et mélancoliques de la demoiselle (textes de Jacques Duvalll). Ce n'est, en effet, que le 28 octobre que Charline se produira à Paris, sur les planches de la Maroquinerie.

D.S. - Le MAD du Soir - 13 Octobre 2004

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Curieux et éclectique parcours que celui de la Bruxelloise Charline Rose: on peut y trouver de la figuration dans des films d'Oliver Stone et de John Waters, mais aussi un passage sur Canal+ où elle a présenté l'émission Fast Forward. Elle pose maintenant sa voix grave et susurrante dans un premier album réalisé en trio, avec e parolier Jacques Duvall (Lio, Chamfort, Daho, Birkin...) et le musicien multi-instrumentiste Frédéric Momont. L'ambiance est minimaliste, avec un goût prononcé pour le malheur et la mélancolie, la sensualité et l'effronterie. Avec en prime la belle adaptation du titre The River de PJ Harvey et ce Johnny, ne sait pas, au rythme plus rock, qui dévoile une autre facette de la jeune femme.

J.-M. A. - Vers l'Avenir - 8 octobre 2004

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Elle se fait appeler Charline Rose, elle a 39 ans et sort un premier album remarquable. Charline Rose? Elle est loin d'être une inconnue, elle a même un passé médiatique assez impressionnant ici en Belgique: Patricia Davia (son vrai nom) est à la base comédienne, mais elle a notamment présenté "Coup de film" à la RTBF, "Fast Forward" à Canal+. Elle a aussi partidpé (comme voix off et sous le pseudo de Max cette fois-là) au récent "Seul contre tous", et elle continue à prêter sa voix à des publicités et aux spots promo de Pure FM...

Qu'est ce qui explique alors ce soudain passage à la chanson?

"Une simple rencontre", répond-elle. Lors d'un concert de Miossec, la future Charline tombe sur Jacques Duvail, célèbre parolier bruxellois pour Lio, Elsa, Chamfort...

"Il m'a dit que ça faisait des mois qu'il cherchait une chanteuse pour son nouveau projet. je lui ai répondu que je n'étais pas chanteuse. Eh bien justement, c'est ce que je cherche, a-t-il rétorqué... je ne m'y attendais pas, c'est mon petit cadeau de l'année."

Pour son album, elle se choisit un nom aux consonnances chaplinesques et "qui fait un peu gavroche aussi".

C'est un album charmant, intimiste et tendre où la voix fragile et sensuelle ne peut que susciter une émotion immédiate. Ceux qui avaient craqué pour Lisa Germano ou OP8 ne pourront qu'apprécier cette chanson française accoustique qui va à contre-courant de tout ce qu'on a pu entendre ces cinq dernières années. Textes magnifiques, références cinématographiques ("Marianne Renoir" évoque un vieux Godard), ou clins d'œil à l'univers rock ("Les Amants" est une adaptation de PJ Harvey), tout y est en place.

Aujourd'hui, Charline veut aller plus loin: son CD sort en France et elle va monter sur scène pour ta premiere fois.

"j'avais déjà un peu chanté sur scène notamment à l'olympia avec les calexico, ça s'était fait un peu par hasard, même si je ne crois pas au hasard... Mais ici, c'est tout autre chose, je vais devoir donner de l'énergie aux émotions. Il va falloir que ce soit senti... Avec deux guitares, une basse et une batterie, le concert sera un peu plus musclé que l'atmosphère du disque..."

De la réponse du public dépend la suite de la carrière de Charline? "Disons que chanter fait partie de ma vie depuis que je suis toute petite.

J'ai envie de continuer dans cette voie-là, oui, mais je sais qu'il n'y a pas que ça. Déjà j'ai un fils... Et j'aime bien faire plein de choses différentes. Là je viens de commencer la plongée sous-marine, et ça me fait un bien fou..."

Sam Christophe - Sud Presse - 8 octobre 2004

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Sa voix vous semble sans doute familière pour l'avoir entendue à la télévision ou à la radio. Quant à son visage vous l'avez peut-être vu sur Canal+ lorsqu'elle présentait Fast Forward. Quoi qu'il en soit elle prend aujourd'hui un nouveau départ avec cet album doux et intime composé avec les mots de Jacques Duvalll (Lio, Chamfort, Daho, Birkin). Charline Rose c'est un regard transperçant, une voix simple qui dit avec douceur des choses parfois déchirantes.

>> Charline Rose ce n'est pas votre vrai nom?

Chartine Rose En effet. C'est le nom qu'on a choisi par rapport à l'album parce que mon nom de comédienne, de présentatrice télé ou de speaker voix, ne correspondait pas du tout je trouve aux mots de Jacques Duvalll sur cet album. Charline Rose représente un personnage et aussi la partie de moi qui s'y retrouve et chante ces chansons.

>> Quel a été votre parcours jusqu'à aujourd'hui?

C.R. J'ai fait le conservatoire d'art dramatique, des pièces de théâtre, la télé, la ligue d'impro belge aussi. Ensuite je suis partie à Los Angeles pendant un peu plus d'un an où j'ai fait de la figuration pour humer le parfum du cinéma américain. A mon retour, je suis devenue plus ce qu'on appelle "speaker voix". Plein de choses différentes donc qui font que j'ai eu et que l'ai toujours une vie passionnante.

>> Et la musique dans tout ça?

C.R. La musique. ella a tautours été là depuis que je suis toute petite mais a sa suis pas chanteuse a la base. Quand OuvalI m'a tétéphoné pour me demander de chanter ses chansons je lui ai dit que je n'étais pas du tout chanteuse et ça l'a fait beaucoup rire. Il m'a dit "je ne veux surtout pas que tu prennes des cours de chant, tu restes comme tu es, c'est l'émotion avant tout et s'il y a des imperfections tant mieux!".

>> Comment s'est passée justement cette rencontre avec Duvalll?

C.R. Par hasard. On s'était déjà croisé avant mais un jour on s'est retrouvé à faire la fête après le concert de Miossec qu'on connaissait bien tous les deux. On n'a absolument pas parié de la chanson. Une semaine plus tard il m'a téléphoné en me disant "écoute, j'ai parle avec quelqu'un qui m'a dit que tu avais chanté avec Culexico [groupe américain de renommée originaire de l'Arizona, à la frontière du Mexique, aux styles musicaux très varies. ndlr], et que tu as une chouette voix. Est-ce que tu pourrais faire un essai avec moi et mes musiciens?".

>> Ses chansons étaient déjà écrites avant de penser à vous?

C.R. Non. Certaines étaient prêtes avant comme fêtais plus heureuse quand j'étais malheureuse ou Marianne Renoir qui était d'ailleurs destinée à Vanessa Paradis [rires]. En fait, il a des chansons dans des tiroirs, de petites perles qui un jour ressortent. Pour les autres, Frédéric Momont compose et Jacques écrit la chanson sur la musique. Beaucoup de chansons partent de discussions entre Jacques et moi qu'on a eues dans le train sur nos vies. Même si ces chansons sont parfois dures, crues, ce sont des choses qui font partie de nos vies. Je pense que chaque personne peut se retrouver dans ces chansons.

>> Comment vous êtes vous approprié les chansons?

C.R. Je m'y suis retrouvée mais ce n'est pas pour autant évident de les chanter. Il y a une autre dimension. Ce n'est pas dire ou lire le texte comme dans une pièce de théâtre. C'est faire passer une émotion sans que ce soit dramatique ou redondant ou avec les larmes, parce qu'il y a aussi beaucoup d'ironie dans ses textes. Donc finalement ça a été de tout effacer, tout oublier et revenir à L'essentiel, la simplicité, les mots...

>> On vous compare à Carta Bruni: ça vous flatte ou vous énerve?

C.R. C'est flatteur évidemment... j'espère vendre autant d'albums quelle [rires]. Mais en même temps je ne comprends pas, je n'ai pas la même voix qu'elle. Je pense que chacune trouve sa place. La comparaison est peut être faite parce que elle a fait son album avec son cœur sans se poser de questions.

>> Musicalement vous vous sentez proche de qui alors?

C.R. Ce qui est étrange "est que je me sens plus proche de chanteuses plus "rock". Je pense à Elysian Fields, Goldfrapp, ce genre-là. Je dirais aussi PJ Harvey mais là c'est beaucoup plus rock évidemment. Mais quoi qu'il en soit je ne me comparerai jamais à elle. Je ne veux ressembler à aucune chanteuse qui existe.

>> En Belgique vous vous sentez soutenue?

C.R. Très fort, oui. Surtout par la maison de disque. On a beaucoup de chance parce que quand on entend ce qui se passe un peu partout où des artistes se font jeter du jour au lendemain. Mais ce qui s'est passé ici c'est un réel coup de cour avec le directeur du label: une mise à disposition de tout avec parallèlement une liberté, ce qui est rare. parce que parfois on est obligé de suivre une ligne du label.

>> Quels sont tes projets dans l'immédiat? L'album, la scène, les tournées

C.R. Les tournées ça je ne sais pas encore [rires]. Un concert au Botanique le 20 octobre et puis à la Maroquinerie à Paris. La sortie en France est prévue mi-septembre, on sera distribués par EMI. On sera aussi sur une compile qui s'appelle Indétendance qui sera distribuée dans toutes les Fnac France.

>> Charline, rose ou morose?

C.R. Il y a des jours roses et d'autres moroses et on a tous vécu ces moments Là, c'est sûr. Je suis plutôt quelqu'un de souriant et positif. Chaque fois que j'ai eu des coups durs j'estime que ça fait partie de l'apprentissage de [a vie et chaque fois après il y a un bonheur qui est arrivé.

>> Vous voulez ajouter quelque chose?

C.R. Même si une chanson s'appelle J'étais plus heureuse quand j'étais malheureuse, je peux dire que je suis plus heureuse en ce moment que malheureuse.

Et puis je voulais rajouter que j'ai été étonnée par la réaction des gens à mon album, tous âges confondus. Ils m'ont tous dit que ça leur faisait lâcher des émotions enfouies qu'ils ne parvenaient pas à exprimer. Je n'avais aucune conscience en faisant cet album que des chansons puissent toucher à ce point l'âme, et le cœur des gens. C'est là qu'on se rend compte du pouvoir de la musique et des chansons.

propos recueillis par Nathalie Gann - Entr'acte - octobre 2004

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Elle a choisi de se faire appeler Charline Rose comme un personnage de roman ouest-américain. Elle a de grands yeux et des chansons pour plonger dedans écrites par Jacques Duvall et Fred Momont. Doux et un peu étrange.

Gaël - 1er septembre 2004

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Laetitia Shérif, Miss Kittin, Charline Rose, Nellie McKay et Soldout posent la question: la femme est-elle l'avenir du rock 2005?

Entre Nellie McKay et Charline Rose, il y a zéro point de convergence, si ce n'est peut-être une aptitude à crooner aux bons moments. Charline, née à Bruxelles il y a 39 ans, a bien connu quelques moments américains - de la figuration chez Oliver Stone ou John Waters - mais c'est de ce côté-ci de l'océan qu'elle a rencontré les deux complices de son premier disque solo éponyme (AMC), Jacques Duvail et Fred Momont. Duvalll, le franc-tireur de la chanson (Lio, Chamfort), a concocté une collection de morceaux parfaitement dans sa ligne légèrement masochiste: rien ne va plus, c'est bien connu, mais c'était pire avant. D'où les jolis vers sans illusion de Duvalll: "Une douleur sans égale/Qui n'appartient qu'à moi/Une douleur sans égale/Dont je suis fière d'être la proie." Une éternelle maladie d'amour faisant prisonnière jusqu'aux titres-otages des chansons douloureuses (cf. J'étais plus heureuse quand j'étais malheureuse). Fred Momont arrange ses musiques comme du folkrock spatial légèrement lynchien, mettant les guitares au crépuscule ou en échos esseulés, au service de la gorge profonde de Charline Rose, qui, évidemment, fait mentir son pseudonyme. Cet ex-présentatrice à Canal Plus (personne n'est parfait) a retenu ses passages vocaux au sein de Calexico et Giant Sand pour suggérer un univers frissonnant de plaisirs blessés, au naturel mélancolique. Merci de vous découvrir pour nous, Mademoiselle (pas très) Rose.

Philippe Cornet - Le Vif / L'Express - 20 août 2004

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Vous ne connaissez sans doute pas son nom, mais avez déjà certainement entendu sa voix et aperçu son joli minois. Charline Rose a déjà un vécu. Elle a présenté l'émission Fast forward sur Canal+. On l'a vue sur scène aux côtés de Giant Sand ou de Calexico. Elle a posé sa voix sur l'un ou l'autre projet plus alimentaire. On l'a aussi croisée dans les festivals avec ses amis Placebo ou PJ Harvey.

Ceux qui la suivaient un peu ces derniers mois se demandaient quand elle allait enfin voler de ses propres ailes. Et voilà que sort son premier album solo. Enfin pas vraiment un album solo. Il porte bien son nom, mais a été réalisé «à la maison» à trois. Sur des musiques country/rock signées Fred Momon qui privilégient les instruments acoustiques, Charline Rose chante des textes écrits par un Jacques Duvalll (Lio, Alain Chamfort, Daho, Birkin,...) au sommet de son art. Le ton est à la mélancolie. L'heure est au spleen. Il n'y a pas de second degré. C'est du 100% brut. C'est profond. Une douleur sans égale, Par amour, J'étais plus heureuse quand j'étais malheureuse, Peur de tomber. Les titres parlent d'eux-mêmes. Des titres emplis de chagrin, certes, mais aussi de beaucoup d'espoir. Il y a encore Les amants, exquise adaptation en français de The river de PJ Harvey, ou Johnny ne sait pas, morceau placé judicieusement au milieu du disque, dont le rythme plus nerveux et les guitares électriques nonchalantes évoquent Calexico.

Comme les belles histoires, celle de cet album commence par une rencontre. "Après un concert de Miossec, j'ai croisé Jacques Duvalll", explique Charline. "Je savais qui il était. Il ignorait que je chantais. Quelques semaines plus tard, il m'a appelée. Il s'était renseigné. Il m'a parlé de son projet. Il souhaitait enregistrer un album avec une interprète."

Jacques Duvalll et Charline Rose effectuent alors régulièrement le trajet Bruxelles-Lille pour se rendre chez Fred Momont. "On enregistrait dans son salon de manière très spontanée. L'un des premiers morceaux qu'on a faits était une version électronique de la chanson Le jour et la nuit. Jacques Duvalll l'a fait écouter à Etienne Daho qui a adoré. Il l'a voulue sur son disque. Comme on tenait à ce morceau, on l'a réenregistré dans une version acoustique."

"Le plus difficile, ce fut de chanter en français. C'est ma langue maternelle, mais les textes étaient tellement forts que ce n'était pas évident. Jacques Duvall m'a rassurée. A la fin, il m'a dit que si je m'en étais si bien sortie, c'était parce que je n'avais rien exagéré. Les chansons sont très sombres, mais je me sentais très bien dans ma peau quand je les ai enregistrées. Il y avait presque de la dérision dans mon chant."

La prochaine étape passera par la scène. "J'ai vraiment envie de donner des concerts. Il y a aura des dates à la rentrée. Différentes formules sont envisageables. Au début de notre collaboration, j'avais dit à Jacques Duvalll que, projet abouti ou pas, j'avais déjà le sentiment d'avoir reçu un merveilleux cadeau de sa part. Aujourd'hui, je ne réalise pas encore..."

La Dernière Heure - 16 août 2004

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Une voix chaude et susurrante, qui fait parfois penser à celle d'une certaine Carla Bruni, des paroles et musiques signées Jacques Duvalll et Fred Momont... La Bruxelloise Chartine Rose se laisse découvrir avec plaisir. Sensualité, amours déçues et douce ironie du sort: dans son univers, tout n'est pas toujours... rose mais Charline nous a déjà séduites.

Femmes d'aujourd'hui - 5 août 2004

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Les chroniqueurs qui ne sont pas passés à côté de cet album ont fondu. On comprend, quitte à se liquéfier pareil. Comédienne de formation, cette Bruxelloise a commencé par faire de la figuration avant d'atterrir sur Canal où elle a présenté "Fast forward", l'excellente émission musicale du non moins excellent Marc Dixon. Son premier album, co-écrit par Jacques Duvail, séduit par la sensualité de ses textes, le bon goût de ses influences (Calexico, ...) et de belles adaptations (PJ Harvey, Peggy Lee).

Mochi - juillet/août 2004

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Fait maison. Après la cuisine de Carla Bruni, la voiture du duo Mastroiarini/Biolley, voici la salle de bain, le garage et le jardin de Charline Rose. Bien entourée elle aussi, la chanteuse Belge y a enregistré des textes de Jacques Duvalll sur des musiques de Fred Momont. Et fait craquer Daho qui inclut une des chansons de Charline dans son album "Réévolution".

Elle Belgique - juillet 2004

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Ils s'appellent Charline, Jacques et Fred. L'une a la voix sensuelle et fragile, le deuxième écrit, le troisième compose, joue, arrange et produit. Ces deux Bruxellois et ce Lillois plongeront dans un univers musical dépouillé, tendre et envoûtant tous ceux qui auront la bonne idée de prêter l'oreille à ce premier album de mademoiselle Rose. Tout ici vient du cœur. Au diable les calculs quand on fait les choses avec passion.

7 Extra - 14 juillet 2004

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Sur un fonds country-chanson (de Fred Momont), Jacques Duvalll dépose ses confessions. Plus encore qu'avec Chamfort, il sourit en coin des vacheries ou bizarreries de la vie. La voix grave de Charline (elle adapte aussi "The River", PJ Harvey) Joue parfaitement cet amusement ironique. Minimaliste, paradoxal dans son goût du noble malheur, l'album emportera les convaincus mais éprouvera bien des difficultés ailleurs. (J.-L. C.)

Télémoustique - juin 2004

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La Bruxelloise Charline Rose a un passé télévisuel, mais on veut bien le lui pardonner à la suite de ce premier album. Elle avoue craquer pour la bande à Joey Burns et John Convertino; cela s'entend, dans cet enregistrement piloté à Lille par Fred Momont. Quant aux mots, ils ont été mis dans cette jolie bouche susurrante par le plumitif virtuose Jacques Duvalll. "Laisse mes ailes te blottir / De lumière t'envahir / A tout jamais de désir." "Quand on s'regarde / C'est par mégarde / Et si on n' s'est pas encore quittés / C'est par lâcheté." Avec tout ce qu'il faut de sensualité, de spleen et d'effronterie, l'on se régale jusqu'à l'adaptation de PJ Harvey ("The River"), ou de Jerry Leiber et Mike Stoller pour Peggy Lee ("Is That All There Is?"). Bien beaux débuts. (D. S.)

La Libre Belgique - 9 juin 2004

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La Belge Charline Rose, qu'on a pu voir, dans une autre vie, à la présentation de "Fast forward" sur Canal+, publie son premier album sur des textes de Jacques Duvalll et des musiques du Lillois Fred Momont. Autant les premiers sont emplis de douleurs prenantes, autant les secondes flirtent avec la légèreté délicate qu'interprète avec douceur la chanteuse bruxelloise. Celle-ci préfère le chuchotement au cri, tout en adaptant le "The river" de PJ Harvey, Duvalll réglant son compte au "Is that all there is?" de Leiber et Stoller. Pour les amateurs de fragilité et d'ambiances nocturnes... (T. C.)

Le Soir - 2 juin 2004

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PJ Harvey est sans hésiter une des personnalités les plus intéressantes, les plus marquantes et certainement des plus créatrices du rock alternatif de ces dix dernières années. Rares sont en effet les dames ou demoiselles à afficher une telle détermination à travers un univers musical résolument intime et personnel.

Bien sûr, avant Polly Jean Harvey - née le 9 octobre 1969 à Yeovil, dans la campagne du Dorset anglais - , il y a eu Patti Smith ou Marianne Faithfull avec laquelle PJ a d'ailleurs collaboré pour le prochain album de Lady Marianne. Mais, dès le début des années nonante, avec son sec et abrasif premier album «Dry », PJ ouvrait une brèche tant et si bien qu'encore aujourd'hui des artistes confirmés comme The Kills ou prometteurs comme Laetitia Sheriff ou Charline Rose peuvent revendiquer son héritage. Même Jean-Louis Murat n'a pu s'empêcher de lui déclarer sa flamme via "Polly Jean" (sur l'album "Mustango") après avoir vu PJ Harvey sur la scène du festival de Saint-Malo, La route du rock.

À ses débuts, PJ était cataloguée comme féministe parce qu'elle abordait, entre autres sujets, la sexualité. Je pense que la presse souhaitait me voir endosser le rôle d'une féministe engagée, ce que je n'étais pas du tout, analyse posément PJ aujourd'hui. Je suis une musicienne, une chanteuse, j'écris des chansons. J'ai dû convaincre pas mal de personnes que j'étais une artiste diversifiée et expérimentale.

Polly Jean a donc grandi dans une ferme, élevée par des parents hippies vouant une admiration sans bornes à Captain Beefhaert et Bob Dylan. De son éducation décrite par l'intéressée comme idéale et privilégiée, Polly Jean ne garde que de bons souvenirs.

Mes parents ne m'ont jamais forcée en rien. Ils nous ont encouragés, mon frère et moi, dans nos vues artistiques, nous confiait-elle le 1er mai 1995 dans un hôtel gantois, peu avant un concert flamboyant au Vooruit. Depuis notre plus jeune âge, nous faisions nos jouets nous-mêmes. On peignait, dessinait tout le temps et quand tu vis à la campagne, il y a tellement de choses à ta disposition. C'est différent d'un univers en béton.

Initiée au saxophone, Polly intègre dans son adolescence l'ensemble instrumental Boulogne et écrit ses premières chansons pour le trio folk Polekats, avec lequel elle sillonne les pubs. Elle a à peine vingt ans lorsqu'Automatic Dlamini, un groupe basé à Bristol, la recrute. En son sein, deux hommes qui compteront musicale dans la vie de la demoiselle: John Parish et Rob Ellis

Philippe Manche - Le Soir en ligne - 26 mai 2004